Sifrol : Indications, usages et dosage

Malgré sa popularité, sifrol n’est pas une solution à long terme pour un sommeil réparateur. Il peut entraîner une tolérance, et il est associé à un risque de développement d’une dépendance physique et/ou psychologique. Faut-il donc l’éviter ? Oui et non ! Voyons dans quelle mesure peut-on utiliser ce somnifère et comment l’utiliser correctement.

Qu’est ce que le sifrol ?

Le pramipexole, le principe actif de Sifrol est un agoniste dopaminergique et se lie avec une haute sélectivité et spécificité aux récepteurs dopaminergiques de la sous-famille D2 et a une affinité préférentielle pour les récepteurs D3. Il a une activité intrinsèque complète.

Le Sifrol atténue les déficits moteurs parkinsoniens par la stimulation des récepteurs de la dopamine dans le striatum. Le pramipexole protège les neurones dopaminergiques de la dégénérescence en réponse à l’ischémie ou à la neurotoxicité de la métamphétamine.

Le mécanisme d’action précis de Sifrol comme traitement du syndrome des jambes sans repos n’est pas connu. Bien que la physiopathologie du syndrome des jambes sans repos soit largement inconnue, les données neuropharmacologiques suggèrent une implication primaire du système dopaminergique. 

Des études de tomographie par émission de positrons suggèrent qu’un léger dysfonctionnement dopaminergique présynaptique striatal pourrait être impliqué dans la pathogenèse du syndrome des jambes sans repos.

Que dit la science à propos du Sifrol : Essais et efficacités

Maladie de Parkinson 

L’efficacité de Sifrol dans les essais cliniques contrôlés a été maintenue pendant toute la durée des essais, soit environ six mois. Dans les essais ouverts qui ont duré plus de trois ans, aucun signe de diminution de l’efficacité n’a été observé.

Syndrome des jambes sans repos 

L’efficacité de Sifrol a été évaluée dans le cadre de quatre essais contrôlés par placebo menés auprès d’environ 1000 patients souffrant du syndrome des jambes sans repos, modéré ou très grave. L’efficacité a été démontrée dans des essais contrôlés chez des patients traités pendant une période allant jusqu’à 12 semaines et une efficacité soutenue a été démontrée sur une période de 9 mois. 

L’efficacité de Sifrol a été maintenue au cours d’essais ouverts de continuation qui ont duré jusqu’à 1 an. Dans une étude clinique contrôlée par placebo d’une durée de 26 semaines, l’efficacité du pramipexole a été confirmée chez des patients souffrant de SJSR modéré à sévère.

Pharmacocinétique

Le pramipexole est rapidement et complètement absorbé après administration orale. La biodisponibilité absolue est supérieure à 90 % et les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes entre 1 et 3 heures. La vitesse d’absorption est réduite par la prise de nourriture mais pas l’étendue globale de l’absorption. Le pramipexole présente une cinétique linéaire et une variation relativement faible des concentrations plasmatiques d’un patient à l’autre.

Indications, utilisations et dosage du sifrol

Indications 

Sifrol est indiqué dans le traitement des signes et symptômes de la maladie de Parkinson idiopathique avancée. Il peut être utilisé en monothérapie ou en association avec la lévodopa.

Sifrol est indiqué dans le traitement symptomatique du syndrome des jambes sans repos idiopathique.

Posologie 

Maladie de Parkinson 

Traitement initial 

La posologie doit être augmentée progressivement à partir d’une dose initiale de 0,375 mg par jour, puis tous les 5 à 7 jours. Sous réserve que les patients ne présentent pas d’effets secondaires intolérables, la posologie doit être ajustée pour obtenir un effet thérapeutique maximal.

Si une nouvelle augmentation de la dose est nécessaire, la dose quotidienne doit être augmentée de 0,75 mg à intervalles hebdomadaires jusqu’à une dose maximale de 4,5 mg par jour.

Traitement d’entretien

La dose individuelle doit être comprise entre 0,375 mg et un maximum de 4,5 mg par jour. Au cours de l’escalade de la dose dans les études pivots, tant au début qu’au stade avancé de la maladie, une efficacité a été observée à partir d’une dose quotidienne de 1,5 mg. Cela n’exclut pas que chez certains patients, des doses supérieures à 1,5 mg par jour puissent apporter un bénéfice thérapeutique supplémentaire.

Ceci s’applique particulièrement aux patients atteints d’une maladie avancée pour lesquels une réduction du traitement par lévodopa est prévue.

Arrêt du traitement

Les comprimés de Sifrol doivent être diminués progressivement à raison de 0,75 mg par jour jusqu’à ce que la dose quotidienne ait été réduite à 0,75 mg. Par la suite, la dose doit être réduite de 0,375 mg par jour. 

Posologie chez les patients ayant un traitement concomitant par la lévodopa 

Posologie chez les patients ayant un traitement concomitant par la lévodopa 

Chez les patients recevant un traitement concomitant par la lévodopa, il est recommandé de réduire la dose de lévodopa à la fois pendant l’augmentation de la dose et pendant le traitement d’entretien par Sifrol. Cela peut être nécessaire afin d’éviter une stimulation dopaminergique excessive.

Dosage chez les patients souffrant d’insuffisance rénale

L’élimination du pramipexole dépend de la fonction rénale. Le schéma posologique suivant est suggéré pour l’initiation du traitement : Les patients ayant une clairance de la créatinine supérieure à 50 ml/min ne nécessitent aucune réduction de la dose quotidienne ou de la fréquence d’administration.

Chez les patients dont la clairance de la créatinine est comprise entre 20 et 50 ml/min, la dose quotidienne initiale de comprimés de Sifrol doit être administrée en deux doses divisées, en commençant par 0,125 mg deux fois par jour (0,25 mg par jour). 

La dose quotidienne maximale de 2,25 mg de pramipexole ne doit pas être dépassée. Chez les patients dont la clairance de la créatinine est inférieure à 20 ml/min, la dose quotidienne de comprimés de Sifrol doit être administrée en une seule prise, en commençant par 0,125 mg par jour. 

La dose quotidienne maximale de 1,5 mg de pramipexole ne doit pas être dépassée.

Sifrol – Foire Aux Questions (FAQ)

Est-ce que le sifrol medicament dangereux ?

Il n’y a pas d’expérience clinique de surdosage massif. Les effets indésirables attendus sont ceux liés au profil pharmacodynamique d’un agoniste de la dopamine, notamment nausées, vomissements, hyperkinésie, hallucinations, agitation et hypotension.

Comment traiter le surdosage de sifrol ?

Il n’y a pas d’antidote établi pour le surdosage d’un agoniste de la dopamine. 

Sifrol vidal a-t-il danger sur la grossesse ?

Sifrol vidal ne doit être utilisé pendant la grossesse que si le bénéfice potentiel justifie le risque potentiel pour le fœtus.

Que faire si je vais augmenter ma dose de sifrole ?

Lors de l’augmentation de la dose de Sifrol chez les patients atteints de la maladie de Parkinson, il est recommandé de réduire la dose de lévodopa et de maintenir constante la dose des autres médicaments antiparkinsoniens.

Peut-on prendre de l’alcool avec le sifrol sans faire une dépression ?

En raison d’effets additifs possibles, la prudence est de mise lorsque les patients prennent d’autres médicaments sédatifs ou de l’alcool en association avec Sifrol et lorsqu’ils prennent des médicaments concomitants qui augmentent les taux plasmatiques de pramipexole (par exemple, la cimétidine).

Le sifrol aide-t-il à traiter le syndrome des jambes sans repos ?

Oui ! Ce somnifère a prouvé son efficacité lorsqu’il s’agit de traiter le SJSR.

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E. Labidi est redactrice santé depuis 10 ans.